En effet, début mai la direction de la sécurité sociale a préconisé une hausse de 2€ de l'affiliation à la sécurité sociale atteignant ainsi la somme de 200€ dont chaque étudiants devra s'acquitter. A cela, s'ajoute les frais de rentrée de la prochaine année universitaire estimés à 1 500€ environ que le dixième mois de bourse obtenu il y a peu, après des mois de négociations, n'arrivera pas à compenser puisqu'il ne concerne pas tous les étudiants.

Sur les 27 000 étudiants inscrits à l'université de Bourgogne, 28 % sont boursiers sur critères sociaux. On peut également évaluer, et c'est vraisemblablement une fourchette basse, que près de 5 000 d'entre eux sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Lorsque l'on sait que le travail salarié des étudiants diminue fortement leur chance de réussite à l'examen de fin d'année, on se demande si l'accès à l'université est véritablement possible pour tous, d'autant que les versements parentaux sont évalués par l'Observatoire de la vie étudiante à moins 200€, en diminution face à la crise qui touche les ménages.

Enfin, que dire de la réforme des allocations familiales, déposée le 9 juin dernier, qui empêche les étudiants de cumuler les aides au logement et le bénéfice des allocations familiales perçues par leur famille.

C'est pourquoi, j’ai demandé que le Gouvernement examine de façon urgente le gel du montant des cotisations à l'assurance maladie ainsi que des frais obligatoires de rentrée, et quels moyens le Gouvernement entend mettre en place afin de freiner la dégradation des conditions de vie des étudiants.

Question écrite n° 14424 de M. François Rebsamen publiée dans le JO Sénat du 15/07/2010

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